minjun // no one's ever left me quite this sore.
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 minjun // no one's ever left me quite this sore.


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MessageSujet: minjun // no one's ever left me quite this sore.   24.01.16 11:22

no one's ever
left me this sore
the lonely moments only become lonelier, memories turn to daydream, become taboos. baby we built this house on memories, take my picture now, check it til you see it. promise me a place in your house of memories.

   
   

   
« HEISHI. » s’époumona-t-il. Ce sale clébard s’était encore enfuit, et le couvre-feu approchait. Mais qu’est-ce qu’il avait bien pu sentir pour s’exciter à ce point ? Il le fixa s’éloigner, partir à la course, puis disparaître entre les voitures, entre les arbres, jusqu’à ce qu’il ne puisse plus le voir. Ce maudit chien avait son propre caractère, mais qu’est-ce qu’il pouvait bien y faire ? ce n’était pas la première fois, qu’il décidait de foutre le camp quinze minutes avant le couvre-feu, hein. Il grogna, secoua la tête et se retourna vers les autres, tous l’air un peu surpris. « y’a un blem ? pousse-toi, je prends ta garde. non, ta gueule, pas de mais. » fit-il, s’appropriant la chaise du plus jeune. Il posa son arbalète sur ses cuisses et s’y assit, fixant le vide. Ce n’était pas son rôle, mais tant que l’autre dégageait, ça ne devrait pas trop causer de problèmes… et il préférait s’assurer que son chien reviendrait, et qu’il serait accueilli par les bonnes personnes. La, bonne personne. Lui, en gros.

Il sursauta lorsqu’il entendit un jappement. Il passa un long moment, là, à attendre qu’il revienne – il réalisa même avoir passé un tour de garde complet avant de l’entendre revenir à la course, excité, sautillant, une silhouette le suivant dans la pénombre. Il se redressa presque automatiquement, plissant les yeux, tentant d’apercevoir de qui il s’agissait – mais de là, c’était presque impossible. Il leva son arme et visa la tête de la chose, la personne, il ne savait pas… tant que son chien était sauf, puisque c’était à peu près la seule famille qu’il lui restait, au fond. « t’es trop loin, là. tu peux pas tirer comme ça. » il fit signe de tête à son coéquipier de garde, lui intimant de la fermer alors que la forme devenait de plus en plus claire. Un rodeur, sûrement, vu son allure. Mais pourquoi heishi était-il si excité ? il visa vers le chien, l’observant faire, japper et sauter, revenir vers la silhouette puis refaire quelques pas vers la barricade. Non, ce n’était pas un rôdeur. « mais ferme-la heishi, il est deux heures du mat’ là… chien stupide. » grogna-t-il de plus belle, redressant la vision de son arme vers la silhouette qui commençait à se dessiner. Un jeune homme à la chevelure pâle mais sale, à la démarche un peu piteuse, l’air visiblement fatigué. Affamé.

« non… » il baissa son arme, le chien se rapprochant mais les jappements se taisant pourtant dans sa tête, ses oreilles bourdonnant, son cœur sautant un bond et son sang coulant à toute vitesse au travers de ses veines. C’était tout simplement impossible. « non, c’est pas possible. » souffla-t-il, et finalement, la silhouette s’arrêta, suffisamment près du barrage pour qu’il puisse la scruter, et même scruter son visage sans même avoir besoin de l’arme. il fut un moment sans n’être capable de bouger, de respirer même, mais quelque chose sembla exploser dans sa tête lorsqu’il se jeta en bas de la barricade et accouru vers lui, son arbalète se balançant presque douloureusement contre son dos. Il n’eut qu’à courir deux, trois mètres peut-être avant de s’arrêter, ses mains attrapant le visage de l’inconnu pourtant familier et le redressant. Aucun mot ne lui vint, absolument aucun, mais il l’observa longuement, abasourdi, le chien leur tournant autour, excité par sa trouvaille. Ce qu’il ne savait pas, c’était que ce survivant n’était pas n’importe quelle trouvaille. « tu connais les règles, isaiah ! » il leva la main pour faire signe à celui – n’importe lequel d’entre eux – qui venait de lever le ton. « ta gueule. » dit-il simplement, sèchement, attrapant le bras du plus vieux et le tirant vers l’entrée de la prison. Il leva son arme vers les soldats postés à l’entrée, avançant d’un pas décidé. « rien à foutre, ouvre ces portes, maintenant. »


   
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   24.01.16 13:32

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Il n'était certainement pas assez dramatique pour commencer à injurier les cieux de ses milles malheurs, et vraiment pas assez ingrat pour maudire son meilleur ami pour l'avoir mit dans un tel pétrin, alors qu'il tentait vraisemblablement de le sauver, mais il était épuisé et son énergie n'allait vraiment pas en augmentant, surtout vu son apport en calorie des derniers jours. Il n'allait sans doute pas tarder à perdre ses dernières forces et cela l'inquiétait grandement. La majeur partie de cette province damnée était couverte de forêt, et les arbres se ressemblaient pas mal tous, alors qui savait réellement s'il ne tournait pas en rond depuis des lunes ? Pas lui en tout cas. Ses jambes lâchèrent après un énième pas et il se laisse tomber à genou sur le sol glacé, les faibles signaux de douleur lui envoyant une petite décharge qui ne le fit même pas broncher, et il s'appuya le dos contre un arbre, soupirant. Il ramena ses jambes contre lui et leva les yeux au ciel, irrité contre sa propre faiblesse et ennuyé par la rapide disparition du soleil. Ce n'était pas sa première nuit à l'extérieur, mais il savait très bien que n'importe quelle nuit pourrait lui être fatale, dans son cas, même s'il ne se faisait pas attaquer. Le froid était probablement suffisant pour le faire mourir d'hypothermie. Ridicule.

Il observa un moment son souffle s'évaporer dans l'air devant lui, ses paupières lourdes, et il ne put s'empêcher de s'assoupir légèrement après quelques secondes seulement. Mais ce fut suffisant pour qu'une paire de mâchoire ne se ferme sur le tissu crasseux du bas de son pantalon, le faisant plus que brutalement sursauter. Sa main se tendit immédiatement vers le sniper collé contre son dos et d'un mouvement rapide du poignet, il fit glisser le couteau de chasse confortablement calé contre son bras sous ses vêtements pour l'empoigner. Mais il se stoppa bien rapidement, le cœur battant à en exploser, alors que la prise se relâcha et que la bête se redressa. La bête. L'animal. Un chien. Un foutu chien. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres et il glissa la lame dans sa manche, fixant le canin d'un regard sombre. « Mais tu fais quoi là, toi ? » marmonna-t-il entre ses dents, se redressant contre le tronc de l'arbre. Évidemment, le chien ne répondit pas, mais il jappa, le faisant sursauter de nouveau. Il trotta à ses côté, attrapant la manche abimée du manteau de cuir qu'il portait par dessus ses trois vestes, tirant avec une force qu'il n'aurait jamais cru possible venant d'un animal. Ou bien était-ce simplement lui qui était rendu faible à ce point. « Qu'est-ce que tu me veux ? » sa voix était rauque, sa bouche sèche, et il avait du mal à parler, déjà. Mais le chien ne lâcha pas, et il finit par se lever, comprenant finalement que l'animal voulait qu'il le suive, pour une raison bien mystérieuse. « T'es pas un chien sauvage toi. » il n'en avait pas l'air, en tout cas. Bien nourrit, le poil brillant, le nez humide, il avait l'air du parfait chien domestique et heureux. Il avait visiblement un propriétaire, et c'était sans doute vers lui qu'il essayait de le traîner.

Les minutes suivantes s'étirèrent en heures, alors qu'il le suivait péniblement, le chemin beaucoup trop long mais si c'était sa seule chance de survie, il devait à tout prix s'y accrocher. Et lorsqu'il aperçu enfin les barricades entourant ce qui semblait être une petite ville, ses yeux s'agrandirent. Un camp ? Assez gros d'ailleurs, de ce qu'il pouvait en juger. Était-ce possible ? Il ne pouvait plus accélérer le pas, beaucoup trop épuisé, mais les secondes filèrent et il fut rapidement assez près des murs. Il ne pouvait pas voir grand chose de sa position, mais ce n'était visiblement pas le cas de tout le monde, puisque quelqu'un se jeta en bas du mur. Littéralement. Okay, wow, c'était assez surprenant d'ailleurs, et il manqua de perdre pied, un mouvement de recul instinctuel alors que la personne s'élançait immédiatement vers lui. Puis il sentit des mains sur son visage et il se retrouva face à face avec la personne, clignant des yeux et manquant de tomber au sol de nouveau, ses genoux cédant presque encore alors que son regard croisait celui de la personne. Son cerveau se brouilla et pendant un instant il ne pouvait plus respirer, plus penser, puis il fut sortit de sa transe alors qu'il était tiré vers les portes. Il ne trouva même pas la force de pester contre la démonstration de violence du plus jeune, trop soulagé, hésitant entre éclater en sanglot ou s'écrouler en riant de manière hystérique. Mais il ne fit ni l'un ni l'autre, attendant en silence que la voie soit libérée, et aussitôt que la porte se referma derrière eux, il se laissa tomber au sol à nouveau, comme une poupée de chiffon, étourdit et incapable de faire un pas de plus, l'adrénaline drainant absolument tout de son corps. « merde. Je pensais pas avoir l'air aussi lamentable quand j'te retrouverais enfin. » lâcha-t-il en soufflant, ramenant une main sur sa cuisse pour presser gentiment, s'assurant que les bandages en dessous ne s'étaient pas défait.

 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   24.01.16 16:15

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Son cœur battait à tout rompre. Ses trippes se serraient, son estomac se nouait. Il n’entendait plus rien et ne voyait plus rien. Tout ce qui lui importait ? le tirer à l’intérieur, le mettre en sécurité, s’assurer qu’il n’y avait plus aucun danger. Heishi les suivait, toujours d’aussi près, et dès que le plus vieux s’effondra et que les portes se refermèrent, le chien s’empressa à se jeter sur le jeune homme, le léchant partout où il en était capable – le visage, notamment, et il ne put s’empêcher de sourire, malgré une petite grimace et toute l’inquiétude qui l’envahissait. Il était sale, maigre, en piteux état… par où commencer ? Il n’avait jamais été très bon avec les mots, et il ne savait pas quoi dire. Son premier réflexe fut naturellement de se laisser tomber à genoux, face à lui, poussant le chien en lui balançant une gâterie. Ce dernier s’écarta, et il se pencha vers lui, ses mains revenant chercher son visage pour pouvoir poser son regard dans le siens. C’était vraiment lui, oui, avec un regard plus vitreux, avec la mort lui collant au derrière.

« minjun… » fit-il, sur le ton de la plainte, se retenant de toutes ses forces pour ne pas juste le tirer dans ses bras et l’achever en le serrant trop fort. Son cœur se gonflait, se serrait dans sa poitrine, battait si fort qu’il eut l’impression qu’il allait littéralement imploser, à un moment. « minjun, j’y crois pas… » ajouta-t-il, repoussant les cheveux de son visage, balayant la saleté de ses joues avec ses pouces, ses genoux se posant de chaque côté de ses jambes alors qu’il glissait ses bras sous les siens, le tirant vers lui pour le soulever. Il n’en avait rien à faire, transgresser les règles, être le plus jeune, tout ça, ça n’avait plus d’importance, tant qu’il le mettait au confort, au chaud, dans un lieu sûr. « je suis désolé… tellement désolé.. » marmonna-t-il alors qu’il l’emmenait vers les cellules, à l’étage, là où sa propre cellule se trouvait, n’arrêtant plus de marmonner des excuses. Ses yeux se remplissaient, devenaient humide, et il n’arrivait même pas à déterminer pourquoi exactement. Trop d’émotions certainement, la gratitude qu’il éprouvait de le retrouver, l’inquiétude qu’il lui apportait avec l’allure qu’il arborait, il n’en savait rien, mais il pouvait presque sentir ses os au travers des nombreuses couches de vêtements qu’il portait et, ça, c’était suffisant pour lui briser le cœur.

Il prit à peine un cinq minutes avant de se retrouver dans sa chambre, se dirigeant automatiquement vers son lit et l’y laissant retomber en douceur, tombant à nouveau à genoux mais aux côtés du lit cette fois, replaçant de nouveau les mèches de cheveux visiblement beaucoup trop longues de son visage, agrippant ses vêtements et les repoussant, le déshabillant sans son consentement, au moins pour lui retirer toutes les vestes qu’il portait et vérifier ses bras, son cou, tout ce qu’il pouvait voir sans littéralement le dénuder. Son regard s’accrocha vers sa cuisse, là où il pouvait voir le sang, probablement sécher sur son pantalon. « tu n’as pas été mordu ? c’est quoi ce sang ? c’est le tiens ? merde… » il tira un sac du dessous du lit, l’ouvrit à toute vitesse, des vêtements s’envolant un peu partout, attrapant une trousse de secours, des lingettes humides et une bouteille d’eau. « tu peux t’asseoir ? » demanda-t-il, sans même attendre qu’il ne lui réponde avant d’éventrer le paquet de lingettes humides, en prenant une pour la passer sur son visage et sur son cou. « tiens, bois, tu dois boire, je vais aller te chercher un truc à bouffer, laisse-moi juste le temps de t’inspecter… » fit-il, l’air perdu, agité, laissant tomber son arme – qu’il aurait dû laisser à l’entrée, normalement, oui – au sol et retirant sa veste, encore chaude par sa présence, pour la mettre sur lui. « parle-moi s’il te plaît, parle-moi. » oui, mais tu ne lui laisse pas le temps de parler, imbécile.




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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   24.01.16 18:21

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Tout se passait si vite. Son cerveau était en bouillie, des points blancs dansaient devant ses yeux, et il devait se battre sans arrêt pour ne pas tomber dans les pommes. Mais il était habitué à ce genre de chose, et même si ça prenait un peu de temps, il était tout de même capable de ne pas se laisser sombrer. Il savait que le chien était à moitié sur lui, lui léchant le visage, et il aurait pu sourire, ou avoir une moue de dégoût, mais il ne ressentait que cet incroyable besoin de se laisser aller, se coucher sur le sol et ne plus bouger. Mais il ne le ferait pas, certainement pas, il y avait des gens tout autours qui les fixaient, les jugeaient, et cela le rendait terriblement mal à l'aise. Il n'arrivait pas à se concentrer sur ce que le plus jeune disait, ou faisait, réalisant simplement en retard qu'il avait prononcé son nom, ses mains étaient de nouveau sur son visage, et puis il se sentit soulever. Un son plaintif s'échappa de sa gorge au mouvement, sa tête lui tournant d'autant plus au point d'en avoir la nausée. Une de ses mains se referma sur la manche de sa veste, pour s'assurer une certaine stabilité, vaguement conscient des nombreuses excuses marmonnées par le plus jeune. Pourquoi des excuses ? Il ne comprenait pas trop. Et il n'eut pas trop le temps d'y réfléchir, avec son cerveau échauffé, car le voyage fut assez court, et il fut déposé sur un lit, très confortable comparé à ce qu'il avait enduré comme endroit pour dormir dans les dernières semaines. Il soupira légèrement, agacé d'être aussi affaibli, d'être forcé de le laisser faire alors qu'il tirait sur ses vêtements, retirant épaisseur par épaisseur et le laissant en simple t-shirt. T-shirt qui lui collait littéralement à la peau, malgré sa maigreur, et qui ferait probablement terriblement mal à enlever, s'il pouvait en juger par la façon dont il était pratiquement attaché à son dos par les blessures qui avait coagulées depuis un moment. Il était crasseux, vraiment. Et il se laissait faire sans broncher, sachant très bien que rien de ce qu'il dirait n'empêcherait le plus jeune de l'inspecter complètement.

Il tenta une ou deux fois de placer un mot, mais il n'en avait honnêtement pas l'occasion, et c'était en réalité plutôt agréable, même s'il s'en voulait d'inquiéter le jeune homme autant. Il n'était pas stupide au point de penser qu'il était correct, qu'il n'y avait aucun problème et qu'il serait sur pied après une sieste, mais il se sentait tout de même coupable. Il hocha faiblement la tête à sa demande pour s'asseoir, même s'il aurait préféré rester allongé, mais il n'allait pas jouer les difficiles alors qu'il s'occupait de lui avec autant d'empressement. Ce fut légèrement compliqué, et sa cuisse lui faisait de plus en plus mal maintenant que l'air glacé n'engourdissait plus ses terminaisons nerveuses, mais il ne se plaignit pas, le laissant nettoyer son visage avec une lingette humide, clignant des paupières en tentant d'effacer le brouillard et les tâches noires de sa vision. Son regard fut attiré par l'arme que le plus jeune déposa au sol, sa vision s’éclaircissant assez pour qu'il ne reconnaissait l’arbalète, sa poitrine se gonflant dans une inspiration saccadée, commençant seulement à réaliser que c'était bien lui. C'était bien Isaiah, et il avait trouvé le foutu camps, et il était en sécurité. Il sentit les larmes lui monter aux yeux avec une vitesse effarante mais fit de son mieux pour ne pas les laisser couler. C'était trop de soulagement d'un coup. « Tu l'as encore ? » murmura-t-il d'une voix cassée, tirant faiblement sur les pans de la veste pour s’emmitoufler dans la chaleur laissée par son ami. Il secoua la tête et reporta son regard vers lui, tentant de se concentrer. « Je n'ai pas été mordu... je serais déjà... » il déglutit difficilement, tournant la tête légèrement pour jeter un regard vers sa cuisse, pinçant les lèvres. « j'ai juste peur que ça soit infecté... » une course poursuite avec un rôdeur qui s'étaient très mal finit lorsque le rôdeur avait été remplacé par un fou au couteau qui avait voulu lui prendre son sniper. « je vais boire mais je peux pas manger, 'saiah. Je vais tout rejeter. » Il haussa une épaule, saisissant la bouteille d'eau, utilisant un peu trop de force à son goût pour simplement l'ouvrir, réalisant juste un peu plus d'à quel point son état était pitoyable. Mais au moins il était encore capable de boire seul, ce qui était encourageant. Il s'empêcha de caler l'entièreté de la bouteille, buvant à petites gorgées, et s'assurant de prendre des pauses pour laisser à son estomac un peu de temps, craintif de rejeter l'eau aussi, ce qui ne serait pas vraiment pratique, vu comment il en avait besoin.




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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   24.01.16 22:11

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Il redressa la tête lorsqu’il l’entendit parler – dire de vrais mots. L’adrénaline coulant dans ses veines sembla ralentir son flot, et le bourdonnement de ses oreilles se calmer lui aussi, et bientôt, il se sentit redescendre sur terre. Ses épaules s’affaissèrent, ses bras retombant lourdement le long de son corps et son regard se figeant vers le plus vieux. Qu’est-ce qu’il avait pu vivre pour être en si piteux état ? avait-il réellement passé tout ce temps seul, au froid, sans camp ni vivres, sans nourriture, sans même un endroit pour se réchauffer ? cette pensée lui brisait le cœur, et même s’il l’entendait parler, il n’arrivait pas à l’écouter. Ses mots filaient dans sa tête, passait d’une oreille pour sortir par l’autre, ses derniers mots le frappant tout de même au ventre. Sa tête retomba, son regard se figeant vers le sol et ses lèvres se pinçant. Il avait une boule dans la gorge, une tempête, une tornade de sentiments mélangés au fond de l’estomac, et il n’arrivait pas à prononcer un seul mot tandis que l’autre s’assoyait et s’emparait de la bouteille. De la frustration, de la désolation, du soulagement et pourtant un lot d’inquiétudes, de la confusion… de la peur. Il ne savait pas à quoi s’attendre, il ne savait pas quoi ressentir. Et pour être totalement franc… il ne savait pas comment gérer ce genre d’émotions. Des émotions auxquelles il s’était coupé, refoulées depuis près de cinq ans. Tout lui retombait à la gueule, et en même temps. C’était presque douloureux. Non, c’était douloureux, à vrai dire.

« je t’ai cherché… » débuta-t-il, déglutissant, sa voix se cassant un peu. Il n’osa pas redresser la tête pour le moment. Il savait que le simple fait de poser son regard vers lui serait suffisant pour le couper, pour faire monter cette boule d’émotions au niveau de sa gorge et la lui nouer. « je t’ai cherché pendant des jours, des semaines… des mois. je sais plus… j’ai perdu le compte. » poursuivit-il, soupirant, fermant les yeux alors que de douloureux souvenirs venaient envahir sa tête. « j’ai eu tellement peur. » avoua-t-il, passant une main sur son visage et refoulant les larmes qui menaçaient à présent de s’échapper sous ses paupières. Il cligna des yeux pour les chasser, puis se redressa à nouveau, soupirant, secouant la tête alors qu’il rassemblait quelques vêtements à ses côtés, tirant la trousse de soins pour l’ouvrir. « pardon… » s’excusa-t-il avant de poser ladite trousse sur le lit, se dressant sur ses genoux, n’osant plus le regarder en face avec ses yeux à présent rougis. Il balaya son corps du regard, tentant de ne pas s’attarder trop aux détails, mais s’occupa finalement de le débarrasser de ses armes, les posant sur le sol. Il allait avoir du trouble le lendemain, à tenter d’expliquer pourquoi ses armes se trouvaient dans sa chambre cette nuit, mais pour le moment, il se contenta de cacher tout ça sous son lit avant de reporter son attention sur lui, lui retirant ses chaussures une à une avant de venir s’asseoir sur ledit lit. il lui attrapa la bouteille des mains et la posa sur la table de chevet improvisée, s’approchant de lui pour lui retirer les vestes et les mettre de côté aussi, posant une main sur son épaule pour qu’il se couche à nouveau. « repose-toi… on parlera après, je dois vérifier tout ça. » expliqua-t-il, hochant la tête. « je te laisse plus jamais. tu peux fermer les yeux. » sa voix était plus douce cette fois. Il pouvait fermer les yeux, profiter simplement. « je m’occupe de toi, maintenant. »

 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   24.01.16 23:02

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Il n'avait pas réussit à garder les yeux sur lui alors qu'il parlait, baissant la tête en tentant de déglutir, mais le nœud dans sa gorge ne le lui permettait pas, et il éprouvait une intense difficulté à garder son visage au sec, ses yeux encore gorgés d'eau menaçant de couler à tout moment, mais il faisait de son possible pour éviter d'ajouter ce malaise entre eux. Il voulait parler, lui aussi, lui raconter ce qui c'était passé, pourquoi il n'était pas à l'endroit dont ils avaient convenus, comment il avait été prit en chasse par une seconde horde, et comment il avait attendu des mois dans la ville, le cherchant constamment, lui aussi, sans pourtant jamais réussir à le croiser malgré tous ses efforts. Comment il était partit pour essayer de suivre ses traces, comment il avait demandé à tous ceux qu'il avait croisé pour savoir s'ils l'avaient vu. Comment il s'était sentit la première fois qu'il avait trouvé un de ses messages, comment il avait toujours su qu'il était toujours en vie malgré tout. Mais il était faible, fatigué, sa tête était lourde et il avait à peine assez d'énergie pour rester assit. Alors il se laissa simplement faire, à nouveau, conscient qu'il n'arriverait à rien s'il continuait de se forcer pour tout, son énergie déjà drainée, son corps sur le point de le lâcher. Il n'eut même pas le courage de refuser alors qu'il se laissait tomber contre l'oreiller, ses yeux s'étrécissant presque automatiquement. Il l'écouta d'une oreille, se battant contre le sommeil – ou était-ce l'évanouissement, il n'en était plus sûr, ses paupières lourdes et de nouveaux éclats blancs dans son champs de vision. C'est avec la voix rassurante à son oreille qu'il finit par se laisser emporter, tombant dans un lourd sommeil réparateur.



À son réveil, la plus forte émotion le secouant fut la panique. Suivit de la confusion, de la peur, puis d'un petit moment d'inquiétude, avant que sa vision ne lui revienne correctement et qu'il ne réalise que son rêve n'était peut-être finalement pas un rêve. Il était enveloppé dans une couverture étonnamment chaude et confortable, qui semblait étrangement respirer. Du moins la partie qui était contre son flanc droit. Surpris, à moitié endormi, il tourna un peu son corps pour suivre la direction de la respiration, sifflant entre ses dents alors qu'un élancement de douleur lui remontait de la cuisse jusqu'à la nuque, laissant son corps retomber sur le dos contre le matelas. Il dû se résoudre à tourner la tête uniquement, clignant des paupières à répétition alors que son regard tombait sur une crinière brune ébouriffée, confus pendant un instant avant de réaliser que c'était plutôt évident; Isaiah dormait à côté de lui. Il étouffa un bâillement, repoussant légèrement la couverture en réalisant que son chandail ne lui collait plus au dos, et qu'il n'était pas plaqué de sang et de fluides diverses qui le rendait pratiquement rigide. Celui qu'il portait était propre, plus propre que ce qu'il avait vu depuis bien longtemps, et lui flottait sur le corps. Il pouvait sentir que ce n'était pas le même pantalon non plus, et les bandages étaient plus serrés sous le vêtement, et il se doutait que cela impliquait qu'ils avaient été changé. Il se sentait beaucoup plus propre aussi, et il leva une main pour réaliser que son bras avait retrouvé une blancheur crayeuse, presque cadavérique, plutôt que grisâtre poussiéreuse, couverte de boue et de sang de rôdeur. « 'saiah ? » il se maudit pour sa voix cassée, mais sa gorge semblait sur le point de craquer sous l'assèchement, sa bouche pâteuse et son estomac douloureux. Des sensations qu'il n'avait pas ressentit depuis un moment, puisqu'elles avaient été quotidiennes pendant un trop long moment, mais maintenant qu'il avait eut de l'eau, il sentait sa faim, sa soif, la chaleur lui faisant ressentir la douleur dans sa jambe et son dos, et il soupira. Il s'empêchait de réagir, mais il n'était pas confortable, et il ne voulait pas nécessairement supporter ça trop longtemps. Mais il ne voulait pas déranger le plus jeune, pas pour ça, et il pouvait voir la bouteille d'eau tout près du lit. Il pourrait s'en contenter pour le moment. Il se redressa difficilement, s'appuyant contre le mur et passant son bras au-dessus de la tête du plus jeune pour attraper la bouteille, manquant de la faire tomber quand elle lui parut à nouveau trop lourde pour sa force actuelle. « merde... c'est ridicule. » marmonna-t-il en la ramenant finalement vers lui, la gardant près pour ne pas avoir à supporter son poids plus longtemps, la ramenant à ses lèvres sèches pour en prendre une gorgée.


 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   25.01.16 21:52

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il n’avait pas eu besoin de le prier pour qu’il ferme les yeux, loin de là, et encore une fois, son cœur s’était serré à la vue du plus vieux, perdu quelque part entre l’inconscience et le sommeil. Il avait pris un moment avant de s’activer, l’observant simplement en silence, le simple fait de le voir - respirer - le rassurant. Mais il n’avait pas toute la nuit, et franchement, il était épuisé, lui aussi. Il avait – énormément – de choses à faire et il s’activa donc, commençant par lui retirer ses vêtements, s’occupant de chacune de ses plaies, chacune d’entre elles qu’il trouva sur son corps, une à une. Puis il banda sa cuisse, le nettoya comme possible, l’habilla… au bout de toute une heure, seulement, il put le recouvrir, l’emmitouflant presque dans sa couverture. Il passa un autre bon cinq minutes à l’observer, en silence, vérifiant son pouls et sa respiration, puis, enfin, il se posa, se glissa sous les couvertures à son tour, tentant de ne pas trop l’envahir – mais il aurait encore beaucoup à faire le lendemain, et même s’il était tenté de le faire… ce n’était pas vraiment le moment de faire nuit blanche. Il s’assoupit en l’observant, ses pensées négatives et mélancolies devenant cauchemars, comme presque toutes les nuits.



’Saiah… sa voix était basse, presque un murmure, mais il l’entendit, son visage apparaissant au travers de ses rêves agités. Ses paupières tremblaient, son souffle un peu saccadé, des images d’autrefois lui traversant l’esprit. C’était souvent le même rêve, ou plutôt cauchemar, mais il y avait bien longtemps qu’il ne l’avait pas fait, celui-là. Il se réveillait souvent le matin, des demi-lunes imprimées au creux de la paume si ce n’était pas la couverture qu’il agrippait. Le visage qu’il associait à la voix n’était plus le même, cependant, et ce fut cette réalisation qui le fit ouvrir les yeux, subitement, son regard se figeant instantanément vers la tête du plus vieux. Il prit un moment avant de capter que la lumière lui brûlait la rétine, et ses oreilles se mirent à bourdonner à nouveau, une migraine le prenant par surprise. Sa main se détacha de la couverture et vint se plaquer brusquement contre son front, une petite plainte, et il se redressa, s’assoyant tout aussi subitement qu’il n’avait ouvert les yeux. Ses réveils n’étaient jamais de repos, et cette impression de dormir pour rien du tout continuait de lui coller à la peau. Il était fatigué, agité… inquiet. Il tourna la tête vers le plus vieux, prenant un autre long moment avant de prendre conscience et de reposer ses pieds sur terre, le regard vitreux.

« jun… » marmonna-t-il, d’une voix enrouée, soupirant et secouant la tête. Il repoussa la couverture et s’assit au bord du lit, cherchant le t-shirt dont il s’était machinalement débarrassé pendant la nuit et l’enfilant rapidement, en profitant pour attraper un petit thermos qu’il avait été chercher il y avait de cela une, deux heures peut-être, il ne savait plus. Il se rappelait s’être réveillé à temps pour l’ouverture de la cantine et avoir ramassé le truc le plus liquide qu’il avait pu y trouver; une purée, pleine de vitamine, normalement. Il se tourna à nouveau vers lui et le posa sur le lit, attrapant cette fois une cuiller trainant sur la table de chevet, ouvrant machinalement le contenant pour la fourrer dedans et mixer la purée, tout ça malgré ses yeux à moitié ouverts. « tiens… c’est pas le grand luxe… mais j’te promets qu’ils cuisinent bien… » dit-il avec le plus grand des sérieux, posant son regard vers la bouteille qu’il tenait, ne se souciant pas de savoir si son réveil soudain l’avait surpris ou non. « ta cuisse est pas si moche, le froid a ralenti l’infection, mais faudra faire un tour chez docteur. et… faudra trouver un moyen de mettre les armes dans la réserve. sans qu’on nous voit, sinon j’suis dans la merde, tu vois. » il retroussa les lèvres, mais vint plus près, sentant son corps se réveiller doucement. Il le questionna du regard cette fois – il était plutôt convaincu qu’il ferait mieux de l’aider, mais comment lui demander sans le gêner ?


 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   26.01.16 1:29

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Il faillit bien recracher l'eau qu'il était alors en train de boire, lorsque son cadet se réveilla d'un coup, sans préavis, ses paupières se relevant pour dévoiler des yeux brouillé, emplis d'une émotion qu'il n'osait pas tenter de traduire, effrayé par ce qu'il pourrait y trouver s'il cherchait trop. Il se surprit à sursauter de nouveau lorsqu'il émit une plainte, sa paume s'écrasant contre son front, et il eut un léger mouvement d'approche, sa main libre se tendant vers lui comme pour l'apaiser mais le tout ne dura qu'une fraction de seconde, et il laissa son bras retomber à ses côtés, réalisant bien rapidement que même si son ami était en piteux état, le sien ne lui permettait pas vraiment de l'aider. Pour le coup, il sentit un poids sur sa poitrine, et son cœur se serra un peu alors qu'il tournait le regard vers le mur, se sentant d'autant plus inutile. Il ne se laissa pas réagir au murmure de son surnom, pinçant les lèvres alors qu'il le sentait bouger à ses côtés, retirer la couverture, s'asseoir. Il observa du coin de l’œil alors qu'il se rhabillait d'une manière terriblement lasse, les yeux minuscules, encore collés par le sommeil, et il remit le bouchon sur la bouteille d'eau, déglutissant difficilement alors que son regard retombait sur ce qu'il pouvait voir de lui-même. Il savait que non seulement il avait été une partie de la nuit éveillé, puisque le soleil était depuis longtemps couché lorsqu'il était arrivé au camp, mais se voyant ainsi nettoyé et changé, il savait qu'il avait prit de son temps pour s'occuper de lui. Il était conscient qu'il le lui avait promis, la veille, ou le matin même, il ne savait plus trop, mais c'était difficile d'avaler le fait qu'il avait probablement peu dormi par sa faute. Il sentit son estomac se torde en le voyant ramasser quelque chose, et son nez l'informa bientôt qu'il devait s'agir de nourriture, vu l'odeur particulièrement alléchante. Il n'aurait sûrement pas vu ça comme d'alléchant quelques années auparavant, mais après des semaines qu'il pourrait pratiquement qualifier de jeun, il en pouvait s'empêcher de saliver à l'odeur.

« je ne suis pas sûr que.. » ce n'était sans doute pas une bonne idée, il avait peur de gaspiller, d'être incapable de garder la nourriture dans son estomac, mais il savait qu'il n'avait pas vraiment d'autre choix. Isaiah ne le laisserait sans doute pas s'imposer ça plus longtemps, et il déposa la bouteille sur le lit, entre ses jambes pour la tenir stable, ses épaules s'affaissant d'autant plus en l'entendant. Il allait lui causer des ennuis, encore plus, et cela l'inquiétait réellement. Qu'allait-il faire s'ils se faisaient tous les deux jeter hors du camp ? Il accepterait son sort, même si cela voulait dire qu'il ne survivrait pas bien plus longtemps, mais il n'était pas question que le plus jeune ne subisse les conséquences de sa présence. « je ne veux pas que tu t'attires des ennuis pour moi... » marmonna-t-il, fixant le thermos et la cuillère en silence pendant un moment avant de relever les yeux vers le visage du plus jeune qui semblait indécis, quémandeur, et il cligna des yeux, confus, jusqu'à ce que son regard ne retombe sur la nourriture, qu'il tenait toujours en main, n'ayant visiblement aucune intention de la lui tendre. « non. » commença-t-il d'un ton mortifié, lui envoyant un regard désemparé, presque suppliant, secouant la tête alors que sa main se refermait autours de la bouteille comme pour se prouver qu'il aurait la force de le faire, jurant intérieurement alors qu'il sentit ses muscles tressaillir à ce simple mouvement, sa main déjà tremblante alors qu'il n'avait pratiquement rien fait. « je peux le faire, je peux... » il n'allait quand même pas le nourrir à la cuillère comme un foutu nourrisson. Il n'en était pas question. Mais allait-il réellement risquer de tout foutre en l'air, de manquer de force et tout échapper, gâcher de la nourriture et mettre le bordel juste par fierté ? Il était tenté de dire que oui, il prendrait le risque, mais ce serait totalement inconscient et vraiment stupide. Il détourna les yeux en serrant les dents, sentant ses joues le chauffer désagréablement alors qu'il sentait l'humiliation l'étouffer, incapable de trouver les mots pour se convaincre, le convaincre, ou même pour acquiescer. « je peux pas croire que je sois rendu pitoyable à ce point. » finit-il en guise d'acceptation, incapable de le regarder en face, ses épaules basses sous la lourde charge de son affliction.  


 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   27.01.16 0:22

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Il aurait pu en pleurer, de le voir ainsi, si désespéré. C’était franchement douloureux à voir, et il avait peine à s’imaginer ce qu’il devait ressentir au fait de devoir laisser son cadet s’occuper de lui, le nourrir… comme un bébé au final. Mais le plus jeune ne put s’empêcher de sourire. Loin de la moquerie, il lui offrit un sourire tendre, presque enfantin. Il était heureux, au fond. Heureux de le retrouver, heureux de l’avoir à ses côtés, heureux de pouvoir être celui qui l’accueillait, celui qui le remettait sur pieds. Aussitôt qu’il l’avait vu fermer les yeux, il s’était promis une seule et unique chose ; il ferait tout, tout en son possible du moins, pour se faire pardonner. Il ne le perdrait plus jamais. il leva la tête et l’observa, en silence, une fois de plus, jaugeant son expression. Quelque chose comme de l’humiliation, certainement, et justifiée, il imaginait bien.  « hyung… » fit-il, posant brièvement une main sur sa joue pour qu’il tourne la tête. Il marqua une pause, puis baissa le regard, trempant la cuillère dans le thermos pour la remplir et la porter vers son visage. « tout ce qui m’importe c’est de t’avoir avec moi. t'es ma seule famille… laisse-moi m’occuper de toi. » il ne lui laissa plus le choix, après ces mots. Il porta la cuillère à ses lèvres, attendit qu’il ne daigne les ouvrir, puis la glissa dans sa bouche, sans un mot de plus. Il lui laissa le temps d’avaler sa première bouchée, pour ce qu’il en était en tous cas, puis mordilla ses lèvres, presque anxieux à l’idée de le voir tout rejeter déjà. Et pour lui laisser le temps, il passa à un autre sujet. Ils avaient des années à rattraper, après tout. littéralement.

« qu’est-ce qu’il s’est passé ? » demanda-t-il d’abord, ses épaules s’affaissant alors qu’il remuait la cuillère au fond du thermos, observant la purée d’un jaune orangé presque impressionnant. Avait-il réellement envie de savoir tout ça ? il n’en était pas vraiment certain… mais ça le rongeait de l’intérieur, et ces cauchemars qu’il faisait, à toutes les nuits maintenant, allaient peut-être finir par se calmer s’il arrivait à coller les pièces manquantes du puzzle. Ou peut-être bien qu’il se faisait des idées. Dans tous les cas, il n’avait pu s’empêcher de demander – il ne pouvait s’empêcher de vouloir savoir. Des gens lui avaient peut-être fait du mal, et si c’était le cas, il voulait savoir quelles têtes il devait retenir. Que s’était-il passé, quand il l’avait laissé là ? pourquoi il n’y était pas resté ? quoi, ou qui avait pu le forcer à devoir s’enfuir comme ça, sans laisser de trace ? il réalisa bientôt que ses pensées devenaient négatives, qu’il broyait du noir, et c’est le blanc de ses jointures qui le fit revenir sur terre. Il inspira doucement, discrètement, et posa le thermos sur la table de chevet le temps de repousser la couverture, juste histoire de lui donner un peu de jeu s’il avait envie – ou plutôt la force – de bouger. « tu étais seul, tout ce temps ? » ajouta-t-il, n’osant pas le regarder directement, se redressant pour faire mine de s’occuper, attrapant le thermos d’une main et rangeant distraitement la trousse de premier soins toujours éparpillée sur le sol. Tout pour ne pas paraître dérangé, ce qu’il, en soit, avait l’impression d’être parfois. Ce n’était pas une pensée qui lui traversait souvent l’esprit, mais en sa présence, il se sentait plus conscient, étrangement. Peut-être parce qu’il était la seule personne au monde à l’avoir connu avant son changement… qu’il n’avait pas subi lui-même, d’ailleurs. Au bout d’un moment, il vint se rasseoir sur le lit, décompressant, lentement mais sûrement. « dis-moi quand tu es prêt pour la prochaine. » ajouta-t-il, penchant la tête vers ledit thermos.



 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   27.01.16 2:30

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La honte englobait ses moindres pensées pendant un bon moment, alors qu'il se refusait à le regarder, tentant simplement de se mettre en tête que c'était pour son bien, que ce serait temporaire, qu'il n'aurait pas à subir ce genre de chose très longtemps. Et en même temps, il avait mal, il se sentait coupable, coupable de se sentir honteux face à son cadet qui ne voulait que son bien, qui ne voulait que l'aider, et c'était ainsi qu'il répondait, incapable de marcher sur son orgueil, incapable de le laisser s'occuper de lui comme il le désirait, et le croisement de ces deux pensées tout à fait contraire le rendait d'autant plus piteux et il se sentait lentement mais sûrement clore de l'intérieur, tentant de se détacher de la situation, jusqu'à ce que la paume chaude se pose sur sa joue, le ramenant brutalement sur terre et le forçant à ramener son attention sur le plus jeune, qui lui ne semblait pas du tout gêné de devoir jouer la nourrice avec lui. Il pinça les lèvres en le voyant remplir la cuillère avant de la tendre vers lui, tout près, et ses yeux tombèrent sur la purée qui lui était vitale, mais l'action en elle-même le tiraillait. Il l'entendit, l'écouta, mais les mots semblaient voleter autours de son cerveau bouillonnant plutôt que de se poser sur ses pensées, et il se mordit l'intérieur de la joue lorsque l'ustensile s'approcha d'autant plus, jusqu'à effleurer ses lèvres, et il dû se résoudre à les entrouvrir, acceptant la bouchée avec réluctance, retroussant le nez. Il devait avouer que le plus jeune avait raison, même si l'apparence était douteuse, la purée avait un goût plutôt doux et agréable, même s'il ne saurait que dire de ce qui s'y trouvait. Il sentit son estomac se tendre, se contracter, brûler désagréablement pendant un petit moment alors que les enzymes tentaient d'absorber les nutriments le plus rapidement possible. Mais pour le moment, aucune nausée. Du moins jusqu'à ce qu'il ne parle de nouveau, mais cette fois ce n'était pas physique, mais mental.

Il l'observa un long moment, écoutant toutes ses questions, son esprit tournant à cent à l'heure pour juger de ce qui était utile de mentionner et ce qui était obligatoire à mettre de côté. Beaucoup de chose, probablement, s'il ne voulait pas qu'il ne s'inquiète encore plus pour lui. Il avait survécut, tant bien que mal, mais il était vivant, c'était ce qui était important, n'est-ce pas ? Il lâcha un petit soupir et baissa les yeux à nouveau, gigotant très légèrement sur le lit, son pouce frottant nerveusement la peau de son poignet, signe de nervosité. Autant bien commencé par ce qui le rongeait sans doute le plus, le départ, lorsqu'ils avaient été séparé. « tu avais éloigné la plus grande partie de la horde. » il insista sur 'la plus grande partie', jugeant que l'indice serait suffisant pour qu'il saisisse que quelques autres étaient restés pour lui, même si leur attention avait été momentanément été attirée ailleurs. « j'ai dû fuir. je... je me souviens être partit vers le sud, mais je suis tombé sur une seconde horde. » et tout c'était passé si vite, il n'avait jamais eut le temps de voir les directions qu'il prenait, la ville était bien trop grande, bien trop remplie, et il avait finit à l'opposé, sans savoir de quel endroit il venait. « je suis resté des mois dans cette foutue ville, je te cherchais, moi aussi. J'ai tellement cherché. Mais le temps que je fasse le tour de la ville de manière sécuritaire... » des mois. Il y avait tant de rôdeurs, partout, tout le temps, qu'il lui avait fallut deux mois, presque trois, pour se rendre en un morceau de l'autre côté de la ville, d'en parcourir les moindres recoins. « j'ai jugé que tu étais partis. » il haussa une épaule et fit un vague signe de la main vers le thermos, quémandant silencieusement une seconde cuillère, reprenant son souffle en sentant qu'il commençait à être essoufflé, grognant en réalisant que le simple fait de parler était un effort qu'il avait du mal à faire. Ridicule. Il attendit d'avoir sa seconde bouchée avant de continuer, se perdant un peu dans ses pensées, maintenant plutôt hésitant. Il ne pouvait pas raconter ce qu'il s'était passé dans les groupes, absolument pas, c'était complètement hors de question. Il se mordit l'intérieur de la joue de nouveau, son pouce s'arrêtant sur son poignet alors qu'il réalisait qu'il commençait à irriter la peau, la zone rougeâtre maintenant. « j'ai, uhm. Je me suis promené de groupe en groupe. J'ai demandé si on t'avait vu. » conclut-il finalement, laissant cette partie particulièrement vague pour éviter tout problème, haussant de nouveau une épaule, repoussant les souvenirs peu agréables qui lui venaient en tête lorsqu'il repensait à certains groupes qu'il avait brièvement côtoyés. Il préférait vraiment mettre ça de côté, derrière lui, de ne plus y penser. « j'aurais pas pu survivre seul bien longtemps. Ça fait environ deux mois que je voyage seul. Personne ne croyait tes indications. »


 
   

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Il l’écouta parler, sans dire un mot, son visage neutre si ce n’était de son regard à présent figé vers le bas du mur, noir, sévère, mais il fit de son mieux pour ne rien laisser transparaître. Il n’était pas dupe. Et surtout, il le connaissait. Il avait peut-être changé, sûrement après tout, ce genre de choses ne pouvaient que vous changer... mais il l’avait connu, suffisamment pour être capable de deviner lorsque quelque chose clochait. Lorsqu’il mentait. Lorsqu’il ne disait pas tout… parce qu’aujourd’hui, tout dire, c’était presque impossible. Il y avait des choses qu’on disait, et d’autres qu’on oubliait, parce qu’on devenait fou. C’était impossible de tout gérer. Est-ce qu’il s’en contentait pour autant ? Non, pas vraiment. La blessure qu’il avait soignée sur sa cuisse n’avait rien d’anodine, et elle était suffisante pour le laisser croire que ça n’avait pas dû être la première fois, qu’il rencontrait de mauvais compagnons. Il inspira lentement, plutôt certain qu’il avait deviné ce qui se tramait dans sa tête à ce point, le long silence qu’il lui avait offert après ses mots suffisant pour le démontrer. Sa langue claqua, et il s’inclina vers lui, remplissant la cuillère une seconde fois pour la lui offrir, sans le regarder dans les yeux une seule fois. Plus il y pensait, plus il tentait de se raisonner. Il replongea la cuillère dans le thermos, qu’il enveloppa de ses deux mains et reposa sur ses cuisses, son regard déviant toujours ailleurs, n’importe où sauf sur son visage. Allait-il lui dire ce qu’il avait fait ? Les gens qu’il avait tués, pour quelles raisons il l’avait fait, comment il avait décidé de survivre plutôt que de fuir et de chercher la sécurité… il pinça les lèvres et sorti enfin de son mutisme.

« je contrôlais bien au départ. mais ils étaient nombreux et le bruit en a attiré d’autres… j’avais plus rien. j’ai dû faire des kilomètres avant d’être en sécurité… » un sourire dessina ses lèvres, un rictus dédaigneux. Il était un peu jeune et ignorant, à l’époque. Ce genre de choses n’arrivaient plus, maintenant… et c’était ce qui le frustrait le plus. S’il avait pu y retourner, rien de tout ça ne se serait passé… mais en même temps ? il ne serait pas le même, aujourd’hui. Jamais. Une de ses mains se détacha du thermos, passa dans ses cheveux, puis retomba lourdement sur le lit. Que pouvait-il vraiment lui dire en retour… « j’ai rejoins un groupe quelques mois plus tard… il humecta ses lèvres, baissa la tête, puis réfléchit un moment à ce qu’il pouvait bien lui dire à ce sujet. Au final, il leva la tête et le regarda enfin. Il comprenait bien, qu’il y avait des choses qu’on ne pouvait pas dire, au fond. « ils ont pas survécu. » se contenta-t-il de préciser, remuant la purée à nouveau et lui préparant une troisième bouchée, jugeant qu’il était temps, ne lui demandant pas son autorisation cette fois. C’était une bonne façon de l’empêcher de poser des questions à ce sujet, si jamais l’envie lui prenait. « j’ai passé la majeure partie du temps seul. puis j’ai rencontré une fille, une partenaire si tu veux. elle est ici elle aussi. je sais pas encore si on reste, mais on attendra que sois bien en forme avant de décider. » sur ces mots, il lui fourra la cuillère entre les lèvres et reposa le thermos sur la table de chevet, se redressant et fouillant sous son lit. il en sorti un énorme sac, dans laquelle il fourra son arbalète et les armes du plus vieux, un sniper et un couteau qu’il ne pris pas le temps d’inspecter. « tu sais, je suis désolé, mais il est midi moins quart, et j’ai approximativement cinq minutes pour aller porter les armes le temps qu’ils changent de garde. et toi, je dois t’emmener voir un docteur. alors tu vas devoir me suivre… là-dessus. » il pointa une chaise roulante, encore pliée, appuyée contre le mur du fond, tout près de la ‘porte’ de la cellule. Il s’efforçait à dire que c’était une porte, histoire d’avoir un background ‘normal’. Il y avait pensé, forcément… il n’allait jamais être capable de marcher, comme ça.



 
   

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C'était au final réellement de la pure malchance, tous les éléments ayant été mis contre eux, lors de cette fatidique journée, et leur réunion n'avait juste pas été possible même s'ils avaient tous deux fait les efforts nécessaires pour y arriver. Et son histoire n'avait évidemment rien de bien positif, lui non plus, même s'il était bien heureux pour lui d'avoir réussit à se faire une partenaire, ou quelque chose dans le genre. Quelqu'un sur qui compter. Il baissa les yeux en y pensant, réalisant que malgré toutes les personnes qu'il avait côtoyé depuis leur séparation forcée, il n'avait jamais réussit à trouver quelqu'un à qui faire confiance, ne serait ce que par abus de méfiance, mais il n'y pouvait rien. La majeure partie de ses rencontres avec des groupes s'était terminée plutôt mal, ce qui n'avait rien d'engageant ni d'encourageant. Il avait finit par y renoncer, et simplement accepter les demandes quelques fois contraignantes de ceux qui voulaient quelque chose en retour. Ce n'était qu'une question de survie, pour lui, alors il s'était plié à des échanges plutôt dérangeants, mais ce n'était que pour continuer à vivre un peu plus longtemps, toujours dans l'espoir plutôt faible de trouver les traces de celui qu'il cherchait et suivait bon gré mal gré depuis des années. C'est avec surprise qu'il fut chassé hors de ses pensées par la présence relativement envahissante d'une cuillère qui s'était glissée contre son gré dans sa bouche, le forçant à prendre une troisième et dernière bouchée avant qu'il ne glisse l'ustensile dans le thermos, le déposant avant de commencer à ramasser leurs armes, ce qu'il avait complètement oublié, et il pencha la tête de manière confuse lorsqu'il aborda la question du médecin, se demandant si c'était seulement une manière de parler ou s'il y avait réellement quelqu'un de compétent qui pouvait s'occuper de lui de manière hygiénique et professionnelle. Puis son regard se porta vers la porte, qu'il avait indiqué, et son regard s'assombrit grandement en voyant la chaise roulante. Il avait marché des kilomètres sur cette jambe dans un état bien pire, sans sommeil, sans eau et sans nourriture, il n'allait certainement pas avoir besoin de cette chose pour se déplacer !

Mais d'un autre côté il pouvait le constater lui-même. Ses muscles se contractaient douloureusement au moindre mouvement, et s'il avait du mal à soulever une bouteille d'eau de lui-même, il ne serait jamais capable de se déplacer de manière efficace sans aide extérieure. Il grinça des dents tout de même, ses yeux passant de son visage jusqu'à la chaise, un air dubitatif au visage, l'air de lui demander s'il se moquait de lui ou si c'était réellement le plan. Il comprit bien vite que le choix ne serait pas le sien, ses yeux crochetant très brièvement sur les biceps apparent du plus jeune, le faisant lâcher un soupir irrité. Il n'avait absolument aucune chance, du haut de ses trois pommes et du poids de ses deux plumes et demi. « tu ferais mieux de faire ça sans moi, tant qu'à me promener comme ça. » grommela-t-il entre ses dents, croisant mollement les bras devant son torse, plus que récalcitrant, et de mauvaise humeur qui plus est. En plus d'être une nouvelle tête, d'avoir l'air d'un cadavre et d'être le-pauvre-faiblard-sauvé-par-isaiah-la-nuit-passée, il allait en plus se faire promener en fauteuil roulant comme le centenaire du village. Son ridicule était définitivement sans fin. « je vais te ralentir de toute façon. » ajouta-t-il d'un ton bourru, ses yeux se dirigeant bien rapidement sur la seule fenêtre apparente de son point de mire, observant la situation du soleil et jaugeant facilement de l'heure à quelques minutes près. Le temps était définitivement compté s'il ne voulait pas causer encore plus de problème pour lui, et lâcha un nouveau soupir énervé, repoussant la couverture d'un mouvement sec, l'air contrit mais l'esprit résolu. Du moins au mieux qu'il pouvait se convaincre de l'être. Il déposa ses pieds sur le sol, frissonnant légèrement au froid qu'il pu sentir, quelque chose dont il s'était habitué au point d'en oublier l'existence lors de son passage à l'extérieur. « j'espère que cette balade va en valoir assez la peine pour que j'oublie à quel point je vais être ridiculiser. » finit-il avec un air boudeur, attendant qu'il s'approche avec la chaise, ayant réaliser assez vite en s'appuyant sur ses jambes pour tenter de se lever que ce ne serait vraiment pas aussi facile que ce qu'il aurait cru. Ce qui était d'autant plus agaçant, mais il ne pouvait plus protester contre le fauteuil maintenant qu'il avait réalisé à quel point son système moteur était en mauvais état pour le moment. «pourquoi tu n'as pas le droit à tes armes ? J'ai vraiment besoin de les laisser prendre mon sniper ? » ses yeux parcoururent l'objet avec une sorte d'inquiétude, la lame luisante de son couteau plutôt rassurante maintenant qu'il la voyait comme ça. Ses armes étaient source de réconfort maintenant, il avait du mal à avaler qu'il devait les laisser à la garde d'un parfait inconnu.


 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   30.01.16 10:34

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Évidemment… il s’était douté, et dès le moment où il avait été chercher la chaise roulante, que le plus vieux ne serait pas totalement enchanté à l’idée. Et il voyait d’où sa reluctance provenant – est-ce qu’il la trouvait raisonnée pour autant ? il n’en était pas si certain. Pas du tout, même. Bon, en même temps… le plus vieux n’avait aucune espèce d’idée de l’ampleur du camp dans lequel il était, en ce moment. Cela n’empêchait pas isaiah de sentir une toute nouvelle pointe d’irritation se creuser au fond de son crâne, menaçant d’exploser à la moindre petite erreur verbale que pouvait prononcer son aîné. Sa patience était mince, mais son contrôle l’était encore plus, et même si, parfois et seulement parfois, il prenait conscience de ces quelques problèmes de comportement qu’il avait développé au cours des dernières années… il n’arrivait pas plus à rationaliser, à dire si ce qu’il ressentait était vrai ou juste… insensé, au final. Mais avant qu’il ne puisse dire quoi que ce soit, il le vit bouger, poser ses pieds sur le sol… se préparer à s’asseoir sur la maudite chaise. Le rouge de son visage de dissipa lentement, et l’air sévère qu’il arborait se transforma tout doucement en un air hébété. Confus. Dubitatif. Son abandon, son entêtement s’était envolé si rapidement qu’il ne sut comment réagir sur le coup. Il resta là un long moment, à ne rien faire de plus que le fixer, en silence, cherchant à comprendre… il ne savait trop quoi, en fait. il ne savait plus comment il se sentait, à présent, après avoir eu une montée de… de quoi, en fait ? de rage, voilà ce que c’était. Il déglutit, puis s’approcha enfin du lit, dépliant la chaise et l’aidant à se lever, pour ensuite le poser sur la chaise. Il l’observa encore un moment avant de saisir le sac, le déposant délicatement sur lui, tentant de ne pas trop mettre de poids sur sa cuisse blessée, tout de même.

« tu sais, y’a des gens qui sont arrivés bien plus mal en point que toi, ici... » débuta-t-il, alors qu’ils défilaient le long des couloirs, se dirigeant vers la sortie de la prison. Il n’avait pas pris la peine de mettre un manteau pour sortir – il l’avait attrapé, mais son premier réflexe avait été de couvrir le plus vieux avec, sachant qu’il en avait bien plus besoin que lui, et… de toute façon, ils lui en distribueraient un tout neuf, ou du moins, le plus neuf possible et il récupérerait le sien bientôt. « des gens à qui on a dû couper une jambe, un bras sur la place publique… » il pinça les lèvres à ces mots. Au fond, ce qu’il voulait dire, ce n’était pas que son cas était moins grave que d’autres. Au contraire, même. Ils pouvaient tous crever, tant que minjun était vivant… mais… « ce que je veux dire c’est que… y’a pas de quoi avoir honte, minjun. T’as survécu jusqu’ici… d’autres sont morts. Toi, t’es ici. avec moi. » il lui adressa un mince sourire, même s’il ne pouvait pas vraiment le voir, comme ça. la chaise s’arrêta, et il attrapa le sac, observant autour et faisant signe au soldat de garde de lui ouvrir ladite porte. Il fit signe à l’aîné de patienter, se dépêcha à aller porter les armes puis, au bout d’une minute ou deux, il réapparut, l’air soulagé de s’en être – enfin – débarrassé. Heureusement qu’ils n’avaient pas choisi cette nuit pour faire le compte des armes, d’ailleurs… « les armes sont interdites à l’intérieur du camp… c’est pour éviter aux fous furieux de mon genre d’exécuter tous ceux qui s’approcheront de toi. » fit-il, un sourire amusé se dessinant au coin de ses lèvres, ses cheveux lui retombant devant le visage et lui donnant l’air d’un gamin à nouveau.  


 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   30.01.16 16:34

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Il avait vu la tension quitter son corps par vague alors qu'il avait prit sur lui pour ne pas l'embêter encore plus, avec ses caprices, le changement palpable sur son visage. Il pinça les lèvres, marchant sur son orgueil pour la énième fois en se rappellant qu'il ne devait pas se montrer ingrat en décidant d'aller à l'encontre de chacune de ses demandes. Il se laissa déplacer dans la chaise, un air toujours contrit sur le visage mais il était certain qu'il ne pouvait pas exactement être heureux de cette situation, malgré sa résignation, et passa un bras par dessus le sac d'armes, pour le maintenir stable, soupirant et gardant les yeux sur le sac pour ne pas avoir à voir les gens qu'ils allaient sans doute croiser. Il l'écouta d'une oreille, sachant pertinemment qu'il avait raison sur absolument tous les points, bien qu'il n'en avait pas la preuve visible, il savait que dans ce genre de camp, ils devaient en avoir vu des bien pires que lui. Il frissonna à l'idée d'avoir été forcé de se faire couper un bras net sec, à cause d'une morsure sans doute, et secoua la tête pour chasser l'horrible image. Il n'était certes pas dans la meilleure des formes, mais il n'était pas aussi mal en point qu'il aurait pu l'être avec un peu plus de malchance. Si le chien ne l'avait pas trouvé... il préféra ne pas y songer. Il ne savait même plus dans quelle direction il avait avancé, en suivant l'animal, mais il doutait fortement que cela aurait été celle qu'il aurait emprunté au matin levant. Le dépot des armes s'effectua avec succès, bien que l'éloignement subit de ses armes ne laisse Min Jun nerveux et inquiet, mais il savait que pour ne pas mettre son ami dans le pétrin, il se devait de suivre les règles lui aussi, même s'il ne les connaissait toujours pas pour le moment. De ce qu'il avait comprit, il y avait des heures de permissions d'entrée et de sortie, et le port d'armes à l'intérieur du camps était interdit. C'était la seule chose dont il était au courant pour le moment. Les seules choses, disons. Et ce fut confirmé lorsque Isaiah sortit finalement de la salle, reprenant le contrôle de la chaise roulante, et il pencha la tête vers l'arrière pour lui jeter un regard amusé. « je ne pourrai pas faire connaissance avec les autres si tu les menaces de mort à chaque fois que quelqu'un m'approche. » mentionna-t-il d'un ton léger, pratiquement moqueur, sachant pertinemment que c'était des mots en l'air. Ou l'espérant, du moins.

Il se laissa guider, resserrant un peu le manteau du plus jeune autours de lui se trouvant un peu frileux maintenant qu'il avait réussit à se réchauffer pour la première fois depuis des semaines. Il commençait à comprendre que son corps n'était plus fait pour supporter le froid, sa peau ultra sensible, son manque plus que visible de protection naturelle contre la température, les kilos qu'il avait perdus, fondus comme neige au soleil, et qu'il ne pouvait pas s'empêcher d'avoir hâte de retrouver, histoire d'avoir l'air un peu plus en santé que l'état maladif qu'il arborait pour le moment. « J'ai survécu... » marmonna-t-il sombrement, rebaissant les yeux vers ses jambes, son regard se portant sur sa cuisse couverte par le pantalon, songeant à la blessure se trouvant en-dessous, pinçant les lèvres en réalisant à quel point il avait en fait été tout près de ne pas survivre. Si près, peut-être quelques heures, quelques jours au maximum, qu'il aurait pu voir avant de devoir céder à l'épuisement et à la malnutrition. Il n'était pas idiot, il savait très bien que cela lui prendrait du temps avant de se remettre complètement, et il n'en pouvait déjà plus d'attendre. « ça a été juste. » finit-il dans un soupir, son estomac se retournant légèrement à l'idée, mais il s'abstint d'y penser trop fort, de peur que l'angoisse de la réalisation soit suffisante pour le rendre malade. Il avait déjà du mal à garder ce qu'il avait avalé, la nausée au bord des lèvres mais il savait que ça allait passer. Ce n'était pas la première fois qu'il jeûnait pendant un long moment avant de pouvoir mettre la main sur quelque chose à manger, et il s'était habitué à la réluctance de son estomac face à la nourriture après plusieurs jours sans manger. « tu veux me traîner où là exactement ? » il repensa à sa mention du médecin, mais il doutait toujours, incapable d'envisager la présence de réel spécialiste dans un camp. Il n'en avait jamais croisé avant, du moins pas des vrais, et il avait une grande méfiance envers ces charlatans qui prétendaient pouvoir soigner les gens en échange de paiements diversifiés. « je suis pas sûr de vouloir que quelqu'un touche ma jambe. »


 
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   07.02.16 8:59

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Il ne put se retenir de lui adresser un mince sourire lorsqu’il l’entendit lui parler de faire connaissance avec d’autres gens – il se retint de faire tout commentaire, cependant, parce qu’il devait avouer ne pas être tellement d’accord à l’idée qu’il tisse des liens avec d’autres gens au sein du camp. Il ne pouvait pas être certain de savoir de quelle façon avait survécu minjun jusque-là, quelles tactiques il avait bien pu employer, ou encore quel genre de personnes il avait pu croiser au courant de son cheminement… mais isaiah, lui, avait appris à ne jamais faire confiance aux gens. De nos jours, les lois n’existaient plus vraiment. s’il avait envie de mettre à mort son copain de cellule parce qu’il l’énervait trop, il n’avait qu’à le faire, cacher le corps et s’en laver les mains. Irait-il en prison, même si on découvrait qu’il était le grand coupable ? Il n’y avait plus de peine capitale, plus de séjour en prison, il n’y avait que la mise à mort, la loi du plus fort. c’était bien le plus fort qui faisait les lois, à présent, mais rien ne l’empêchait de foutre le camp à l’aube et ne plus jamais en dire un mot. Que ce soit dans ce camp ou dans un autre camp, ça allait toujours être comme ça. les seuls gens ayant survécu jusqu’ici ne pouvaient qu’être des malades, des débiles, des méchants, comme on disait aux gamins. Les autres avaient porté la chance avec eux, mais être une bonne personne dans un monde comme celui-là, ce n’était plus de la chance, à présent. c’était être un idiot, ou du moins, c’était ce qu’il pensait. Il revint prendre place derrière la chaise roulante, attrapant les poignées et le poussant lentement vers la place publique à nouveau, remerciant d’un signe de tête le soldat qui venait de lui sauver quelques jours au sein du camp. Au moins le temps de laisser minjun guérir, au moins le temps de le remettre sur pieds puis de repartir après. Maintenant qu’il avait minjun avec lui… maintenant qu’il l’avait avec lui, il n’avait qu’encore plus hâte de partir. Refaire son bout de chemin et trouver un endroit tranquille pour lui, pour shuwei, pour minjun, et peut-être quelques personnes voulant bien les suivre. Ils étaient trop ici, trop une grosse cible, trop bruyants… les murs étaient solides, mais il ne pouvait s’empêcher de paniquer, enfermé ici, dirigé par une autre personne que lui-même… c’était trop.

« j’ai fait mon possible pour ta jambe, mais elle mérite quand même d’être désinfectée correctement et de meilleurs bandages. » se contenta-t-il de lui répondre, lui laissant bien comprendre qu’il n’avait ni un choix, ni un mot à dire ici. il se rappelait d’une époque où il était le pauvre gamin perdu – celui qui ne savait rien de rien du virus, celui qui venait de voir sa mère se transformer en monstre et avait espéré des jours durant qu’il allait se réveiller d’un ridicule cauchemar, celui qui écoutait lorsqu’on lui disait de ranger son arme et d’être sage, de dormir et d’ignorer. À présent, c’était l’inverse. C’était lui qui allait veiller sur le plus vieux, lui qui lui dirait de dormir et d’ignorer, et c’était le plus vieux qui n’allait pas avoir non plus le droit de lui offrir un non comme réponse. « et je reste dans la salle. » fit-il, s’arrêtant soudainement et se penchant par-dessus son épaule, le fixant, l’hôpital plus très loin à présent. Il attendit qu’il ne porte son attention vers lui pour lui adresser un regard, le défiant à moitié de le contredire, le forçant à moitié à comprendre qu’il n’avait pas le droit de le contredire. Une fois qu’il croisa son regard, il se remit en route, l’air plus léger, la chaleur les enveloppant à nouveau alors qu’ils s’infiltraient dans la bâtisse, à la recherche d’un médecin.


   
   

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MessageSujet: Re: minjun // no one's ever left me quite this sore.   07.02.16 11:25

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Les choses avaient changé, il le savait bien, et il était plus que bien placer pour savoir que ce genre de situation changeait une personne, souvent vers le négatif, et même s'il s'était forcé à ne pas trop changer, à ne pas perdre sa foi en l'humanité, il avait bien vite réaliser avec ses périples que l'humanité, elle, avait perdu sa notion d'être. Il en avait vu, des hommes rendus fous par le désespoir, des femmes qui tuaient leurs enfants pour ne pas les forcer à vivre ça, des familles se brisant comme des branches mortes sous la pression terrible de cette nouvelle vie quotidienne. Et pourtant, pourtant, il avait toujours espoir, un tout petit espoir, qu'il arriverait à rencontrer des gens qui n'avaient pas tout perdu, des hommes, des femmes, des humains. Des personnes sur qui il pourrait compter, à qui il pourrait faire confiance de nouveau, même s'il doutait un jour arriver à établir ce genre de contact avec quelqu'un, après tout ce qui s'était passé. Peut-être serait-il le problème, à l'avenir, celui qui s'éloignait et qui refusait de se laisser approcher. Mais quelque part au fond de lui, il avait toujours envie de retrouver un semblant de normalité, de laisser tout ce qu'il avait vécu derrière lui pour se stabiliser. Il avait même douté de cette possibilité, par contre, mais il devait admettre qu'avoir retrouver Isaiah lui apportait un certain confort, une petite lueur positive. La peur de mourir s'était lentement éloignée, et même si pour le moment, il ne voyait pas plus loin que le lendemain, il avait de nouveau conscience en un lendemain, ce qui était une nette amélioration.

Mais le fait était qu'il n'avait pas encore confiance en personne, et même s'il confierait sa vie sans hésiter à son ami, ce n'était pas la même chose envers les gens dans ce camp. Et les soi-disant docteurs n'avaient jamais été ce qu'il avait espérer, et devoir laisser quelqu'un toucher à sa jambe... si quelque chose tournait mal, il serait forcé de se faire amputer. Il n'en était pas question, une jambe en moins signifiait pratiquement la mort là-dehors. Il leva les yeux avec une protestation bien sentie sur le bord des lèvres, mais son regard croisa celui du plus jeune, qui s'était arrêté expressément pour le regarder, et il se figea, un espèce de creux glacial dans son estomac. Il se tendit, débattant intérieurement à savoir s'il se braquait encore une fois ou s'il laissait passer de nouveau. Il garda son regard un court moment avant de détourner les yeux, se renfrognant et se refermant sur lui-même, clairement mécontent. Il y avait quelque chose chez lui qui le dérangeait sur les bords, et il n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il avait gagné en maturité, il imaginait, et ce n'était plus un enfant mais pratiquement un homme qui se trouvait devant lui, mais il y avait un trou béant entre celui qu'il connaissait et celui qu'il était devenu, et cette autorité insistante, il ne la connaissait pas. Bien sûr le plus jeune avait toujours été plus entreprenant dans ses actions, le premier à mettre le nez dehors pour assurer leur survie, mais il n'avait jamais été aussi... comment dire. Demandant ? Il pinça les lèvres, serrant les doigts dans le manteau enveloppé autours de lui. De manière logique, il avait intérêt à suivre ce qu'Isaiah lui disait de faire, il était l'habitué de la place, mais il ne pouvait s'empêcher de craindre un coup fourré, pas de la part de son cadet, mais de... n'importe qui d'autre. « la dernière fois que j'ai vu un supposé médecin, il m'a demandé mon sniper en échange d'une lingette désinfectante et trois points de suture. » marmonna-t-il finalement, remontant sa jambe en bon état contre lui, sur la défensive. Il laissa de côté certains autres charlatans qui avaient demandé bien pire que cela. Il avait refusé, bien évidemment, son arme étant bien trop précieuse pour lui, et s'était occupé de ses points lui-même. Il avait eut une chance incroyable de ne pas avoir fait d'infection. Observant autours de lui, il du au moins admettre que l'endroit semblait sanitaire, ce qui changeait de ce qu'il avait toujours vu à l'extérieur, et il n'y avait pas d'équipe médicale à proprement dire, mais tout semblait être propre et bien entretenu. Presque rassurant.



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« eh ben… » débuta-t-il, inclinant la tête pour dire bonjour à une dame qui le dirigea vers la chambre du médecin de service. Il n’y avait personne en ce moment, et c’était vraiment une chance – parce qu’il se rappelait avoir vu une bonne vingtaine de tête, la dernière fois que lui était venu pour poser… une simple question. Il s’était découragé bien avant de voir le médecin, mais cette fois, il ne vit qu’une jeune femme attendant à la porte du médecin. Il arrêta la chaise roulante, appuya sur le frein de blocage et le contourna. « les médecins n’ont pas d’intérêt à faire ça, à part s’ils cherchent à se mettre le plus énorme campement de la région à dos. » continua-t-il alors qu’il s’éloignait, allant chercher une chaise au bout du couloir pour la ramener jusqu’à la porte, s’assoyant tout près du plus vieux. « et je reste pas dans la salle pour que tu t’inquiètes moins, hein… » dit-il, adressant un sourire à la jolie demoiselle assise un peu plus loin. Puis il reporta son attention vers son ami, s’appuyant même sur la chaise roulante pour le voir de plus près. Il restait dans la salle pour quoi ? pour s’assurer que rien de mauvais n’allait se passer. Ils avaient changé, tous les deux… il n’avait pas perdu une seconde à se demander ce qu’il était devenu, comment il avait survécu, et ce qu’il était prêt à faire à présent. Peut-être qu’il paniquerait, qu’il s’enfuirait, qu’il chercherait à se débattre… c’était normal – il avait, lui-même, réagit de la sorte. Peut-être que ça ne serait pas du tout le cas, aussi, mais dans tous les cas, il préférait être présent, et même pouvoir poser ses propres questions sur l’état de santé de son aîné. Comme ça, il ne pourrait pas lui mentir non plus, et il pourrait aviser lui-même s’il ne prenait pas ses soins et son rétablissement au sérieux. Il savait qu’il tournait à la paranoïa un peu, à la limite, mais tant qu’il le gardait pour lui, ça ne pouvait pas vraiment causer du mal… que du bien, au contraire, pensa-t-il, soufflant alors que la jeune femme se faisait accueillir par le médecin de service. Il adressa un regard audit médecin, puis reposa son attention à nouveau vers minjun.

« tu te remettras rapidement, de toute façon, y’a pas de raison. » sur ces mots, il s’écarta un peu, s’appuyant au dossier de la chaise et posant ses mains sur son ventre, se laissant glisser pour y être plus confortable, en quelque sorte. Il bâilla même, rejetant la tête vers l’arrière et fermant les yeux. Un nouveau sourire étira le coin de ses lèvres, un sourire tendre, plus sincère en fait, alors qu’il se demandait sérieusement combien de temps le plus vieux mettrait pour être à nouveau sur pieds. « dès que le médecin dira que c’est bon, on pourra s’entraîner ensemble. il faudrait pas que tu perdres ton instinct de survie, et tu dois savoir te battre. » dit-il, presque distraitement, visiblement calme maintenant qu’ils s’étaient rendus à l’infirmerie sans trop de problèmes. C’était une plutôt belle journée, même s’il n’avait pas vraiment dormi et qu’il avait mal partout, maintenant. « je sais pas encore si j’aime ça ici, y’a trop de gens. » avoua-t-il, insinuant ses futures intentions de quitter le camp – sans vraiment le dire.



   
   

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Il pinça les lèvres avec suspicion, observant les alentours avec un air méfiant qu'il ne tentait même pas de camoufler le moindrement, testant la fragilité de sa force en contractant et relâchant ses membres un par un, d'autant plus contrit par sa faiblesse plus qu'encombrante. Même si quelque chose se passait mal, il ne pourrait pas se défendre, de toute façon. Il aurait préféré rester dans cette cellule pendant quelques jours pour reprendre des forces avant de faire face à quelqu'un qu'il ne connaissait pas, et qui allait traiter la blessure qui risquait de causer problème s'il n'y faisait rien. Mais qu'est-ce qui lui prouvait que la personne qu'il verrait avait les qualifications nécessaires pour juger de son état de santé ? Isaiah semblait convaincu, et cela aurait probablement du lui suffire, vu qu'il avait au moins confiance en lui, mais il devait admettre que son cheminement en solitaire lui avait fait apprendre à la dure qu'il valait mieux toujours avoir deux portes de sortie et ne jamais croire que quelque chose ne se passerait bien, parce que c'était rarement le cas. Et le plus sordide, c'était qu'il était cloué à cette foutue chaise roulante, dans un état pitoyable et honteux, à devoir se remettre entre les mains de quelqu'un d'autre parce qu'il n'avait même pas le droit de refuser. Ça avait été très clair entre eux plus tôt, pendant le chemin, qu'il n'était aucunement question pour lui d'avoir le choix d'accepter ou non, et cela le rendait d'office plus réticent à obtenir les soins dont il avait besoin, juste par fierté. Ou du moins ce qui en restait après tout ça. Il observa la jeune femme qui entrait visiblement sans retenue dans le bureau, l'air plus soulagée de passer qu'inquiète de ce qu'elle allait rencontrer, et il pressa sa bonne jambe contre lui un peu plus, se recroquevillant juste un petit peu plus sur lui-même. Était-il le seul devenu paranoïaque ? C'était presque effrayant de voir que tous ceux dans le camp avait l'air presque relax, à l'aise, pas une once d'inquiétude ou de peur sur leurs visages. Était-ce réellement sécuritaire ? Il releva à peine les yeux vers lui en l'entendant s'asseoir près de lui, haussant une épaule à son commentaire. S'il y avait des raisons que ça ne se passe pas bien ? Des miliers, il dirait. Mais le plus jeune avait l'air confiant, et peut-être qu'il devrait cesser de se poser toutes ces questions idiotes. Pourquoi n'aurait-il pas droit à un peu de chance lui aussi ? Il avait déjà retrouvé celui qu'il avait longtemps considérer comme son petit frère. C'était un signe, le destin avait tourné en sa faveur, pour une fois, et si ce n'était pas ça... il ne voulait même pas penser à quel genre de malheur il pouvait s'attendre.

Il détourna les yeux en l'entendant de nouveau parler, croisant les bras nerveusement autour de son genou et y enfonçant à moitié son visage. S'entraîner ? Bien sûr, il se doutait déjà qu'il ne perdrait pas trop de temps avant de le remettre sur pieds et lui apprendre à se débrouiller un peu mieux, mais l'entendre parler comme ça lui donnait des frissons d'effroi dans le dos. Il avait survécut, jusqu'à maintenant, et il avait raison de croire qu'il avait besoin de plus pour pouvoir biens survivre à l'avenir, surtout s'ils partaient réellement du camp, mais... mais il n'avait jamais été doué. Pas doué pour se battre, pas doué pour chasser, pas doué pour savoir quelles plantes étaient bonnes à manger ou pas. Il n'était que rapide sur ses jambes, savait instinctivement ou se cacher pour ne pas se faire repérer, et était particulièrement bon pour viser de très loin, mais ce n'était rien d'utile lorsqu'il s'agissait de face à face. Il était ingénieux, en quelque sorte, pour inventer des armes, ou pour s'inventer des solutions lorsqu'il était mal pris mais... certainement pas assez fort pour y arriver seul. Il fixa le mur en face de lui amèrement, sachant très bien qu'il avait uniquement pu survivre parce qu'il était décidé à le faire, se rabaissant à des trucs complètement horribles pour réussir à vivre un jour de plus. « je ne crois pas que tu arrives à quoi que ce soit avec moi. » répondit-il après un moment, dans un murmure. « tu me connais déjà, 'saiah. Tu connais mon type de combat. Tu connais ma personnalité. » Il n'était pas fait pour se battre physiquement, et il était plus du genre à fuir qu'à se battre, s'il y avait possibilité. Il était un expert du camouflage et de la cachette, après tout, il avait beaucoup plus de chance de survivre s'il s'en tenait à ça.  


 
   

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minjun // no one's ever left me quite this sore.

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