dear silly boy + sunhyun
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 dear silly boy + sunhyun


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des rumeurs disent qu'il est masochiste. + il n'est pas très aimé des siens. + il considère le manque de combativité de ses coéquipiers comme un signe de faiblesse et qualifie régulièrement les membres de sa faction de « mauviettes », « tarlouzes » et autres « lâches ». + il a déclaré détester le poulet durant une réunion collective. + certains disent qu'il a développé une obsession compulsive pour son arme. + d'autres murmurent qu'il serait mégalo. + il est impulsif et ne pense qu'à la baston. + il arrive à se traîner dans des histoires qui ne le concernent pas en premier lieu. + il s'attache rarement aux gens, mais quand c'est le cas, il devient imprévisible. + il croit au père noël. + il n'est pas si mécontent de cette apocalypse, voire pas autant qu'il ne le fait croire. + on se demande bien s'il n'aurait pas des ancêtres nordiques. + on le reconnaît à sa tête de guignol et à sa pelle. la plupart du temps, il est surtout en train de se battre, que ce soit avec ses alliés ou avec ses ennemis.



texte.


MessageSujet: dear silly boy + sunhyun   26.01.16 18:11

TENUE + Étouffant un soupir, il se releva lentement.
Sous ses pieds, le sol semblait être sablonneux et boueux. La crasse mêlée à une averse récente conférait cette délicieuse fragrance de pétrichor, au vent et à ses brises intermittentes : un goût de sel, subtilement mêlé à celui de la terre mouillée. Pour autant, l'odeur nauséabonde que rejetaient les cadavres présents n'aidait en rien à apprécier le silence statique des environs, l'habituel parfum de la mort venant titiller ses narines, déjà accoutumées à cette atmosphère sordide ─ trop sordide pour une forêt aux teintes jadis d'émeraude, et sans aucun doute grouillante de vie.
Il cracha. C'était si déplorable.

Le compte-rendu allait pour sûr être maigre ─ quoi que peut-être bien exhaustif, s'ils ne foutaient pas vite le camp d'ici. Ils en avaient abattu quatre, quatre qui s'étaient risqué à vouloir les affronter, avec leur carcasse traînante et leurs habituels gémissements dégueulasses, qui résonnent dans les oreilles et qui promettent la punition. Pourtant, tous deux avaient survécu, à la grâce de leurs armes et de leur hargne ─ l'une justifiée par un désir constant de se faire faucher au corps-à-corps, l'autre instinctive, guidée par la seule et unique adrénaline de la lutte et du sang qui gicle. Si par malheur, ils ne s'étaient jamais entendu mutuellement, leur force de combat combinées ensemble arrivaient à faire des prouesses.
Hasard insoupçonné, pour un suicidaire monomaniaque et un sale gosse à la rage de viking, tous deux ennemis de toujours.

Il se tourna, les mains tâchées de sang, les mèches blondes pratiquement imprégnées du même fluide ─ anarchique fluide, souillé dès lors la fameuse propagation. Son pied heurta au hasard une tête jaillissant sur le sol, lacérée et pour dire, complètement défigurée. Il l'envoya valser d'un coup suffisant, coup vengeur qui valait bien-là les millions de morts à déplorer, si bien que celle-ci n'en fut plus parmi leur champ de vision.

─ Ça va, t'es encore en vie la chochotte ? Qu'est-ce que tu fous ?
il se tourna aussitôt vers le plus grand, le regard orné de sourcils froncé. T'essaies encore de te faire clamser ? Grouille-moi tes fesses, on a pas le time. On est pas venus là pour s'extasier devant des cadavres m'sieur le suicidaire, on a autre chose à foutre.

D'emblée, il reprit possession de sa pelle, abandonnée sur le sol et maculée de sang. Parfois, il se demandait bien s'il ne ferait pas mieux de lui en donner un bon coup sur la tête, à cet abruti, histoire de voir si ça lui remettrait les neurones en place ─ et le dissuaderait accessoirement de jouer à un rôle dont ils ont tout sauf besoin, dans cette éternelle lutte apocalyptique.

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Dernière édition par Min Chaelin le 27.01.16 11:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: dear silly boy + sunhyun   26.01.16 20:06



TENUE
Et le monde est pourri. Boueux, brun, gris, pourpre, dégueulasse et trempé. Ils sont là, comme deux cons, de la fange jusqu’au cheville, du sang sur la chemise, à contempler le sol noir et sanglant, parsemé de cadavres qui n’en sont pas. Rongés par la mort, défoncés par leurs coups, brisés, déchirés. Où que le regarde ne se pose, on ne peut voir qu’un joyeux mélange de chair pourrie et de terre retournée. C’est laid. Oui vraiment laid, et Sun Hyun déteste ce qui est laid. Il déteste cet endroit qu’on décrivait autrefois comme paisible, ces bois terrifiant desquels peuvent surgir les pires créatures, où se pavane cette mort falsifiée. Ça le dégoute, de contempler ces corps qu’il a lui-même fait taire, et dans son crâne résonnent encore leurs plaintes affolantes.

Les yeux rivés sur le sol jonché de leurs dépouilles diaphane, il demeure immobile, le poing serré sur son tuyau tordu, trempé de plasma, les bras balans. Il se demande pourquoi il vit encore. Tout s’est passé si vite, avant qu’il n’en a conscience, le sang avait giclé, les chairs avaient éclatés sous ses coups aveugles. Il s’était encore battu pour sauver cette vie qu’il souhaite si ardemment perdre, et il ne comprend pas. Il ne voit pas pourquoi il peut encore respirer cet air nauséabond, pourquoi il s’en encore son épiderme frissonner. Il aurait du crever, et cette fois encore, il a échoué.

Une voix s’élève dans le silence accablant du sous-bois. Oui, Sun Hyun regrette encore une fois d’être en vie, et cette voix qui vient irriter ses tympans ne le lui rappelle que trop bien.

« Ça va, t'es encore en vie la chochotte ? Qu'est-ce que tu fous ? T'essaies encore de te faire clamser ? Grouille-moi tes fesses, on a pas le time. On est pas venus là pour s'extasier devant des cadavres m'sieur le suicidaire, on a autre chose à foutre. »

La faute à qui ? Le garçon se le demande. Si cet abruti acharné cessait de se mêler de ce qui ne le regarde pas, voilà bien longtemps qu’il aurait réussi. A atteindre cette mort qui l’attire tant. Las, il observe son camarade ramasser son arme souillée et s’éloigner de quelques pas. Lui est tenté de rester là, histoire d’attendre que la mort ne revienne en rampant, lui saisir les poignets et le noyer dans la boue noire. Pourtant, il se traine malgré tout derrière Chaelin, d’un pas lourd et automatique, essuyant du dos de sa main salie le sang qui coule dans ses yeux sombre. Son nez se fronce. Il ne sait même plus à qui appartient tout le fluide vermeil. Avec le temps, il ne sent même plus ses blessures.

« Ferme ta gueule Chaelin.. »

Ce type l’agace, quel attrait peut-il bien trouver à avancer sur cette route défoncée, à s’obstiner à vivre dans ce monde putride. Quel avenir, quel mérite peut-on espérer à continuer de respirer ces miasmes. Qu’on lui laisse au moins le loisir de choisir l’heure de sa mort, c’est encore trop demandé ? C’est à se demander où il trouve la motivation se battre quand des mains osseuses et noires viennent agripper ses vêtements. Accélérant le pas, il rejoint malgré tout son compagnon si tendrement méprisé.

« Si j’te dérange à ce point, laisse moi crever dans mon coin au lieu de me trainer dans la vase. On va où ? »

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MessageSujet: Re: dear silly boy + sunhyun   27.01.16 8:10

TENUE + Il n'esquissa pas le moindre geste.
C'est que ces trois petits mots en devenaient redondant, à force d'être trop employés pour sa sale petite gueule à lui. Dans toutes les bouches, et sur toutes les lèvres, il avait l'impression d'entendre ces fameuses paroles sans avoir à tendre l'oreille - de pouvoir les décrypter et les lire rien qu'avec un seul regard accusateur : « ferme ta gueule, ferme ta gueule Chaelin, t'es pas drôle, t'es détestable ». De toutes les insultes qu'il pouvait avoir la surprise de découvrir, celle-ci n'en était que surabondante, allant et venant à la manière d'un cadeau empoisonné, dont il avait eu le temps de se délecter au fil des années. Ce n'était qu'une routine monotone : celles des injures et du mécontentement, qu'il provoquait partout où il mettait le pied, crachée en trois syllabes ─ « ferme ta gueule ». Ça n'avait rien de bien étonnant, et Chaelin était même prêt à comprendre cette espèce de pointe contrariée et agacée, dans la voix de son doux opposé ; seulement voilà, ça ne l'atteignait plus et il en espérait un peu plus de la part de ce dépressif dont il avait la vie entre les mains. Pour sûr, lui-même ne comprenait pas cette drôle de manie à vouloir le garder en vie, et se trouvait même des excuses toute plus superficielles les unes que les autres : mais Chaelin déteste les paradoxe, les abhorre du plus profond de son cœur de barbare, alors il déteste aussi Sun Hyun parce que c'est lui, la source de tout ça ─ c'est lui, le paradoxe qu'on a envoyé ici, et dont Chaelin se serait bien passé de se coltiner jusqu'à la toute fin.

Non. Si je t'obéissais, tu serais déjà mort.

Alors il ne la ferma pas, naturellement - comme toujours, si on le connaissait un tant soit peut ─ si on avait la malchance de s'appeler Sun Hyun et d'avoir un enfoiré tel que Chaelin sur le dos.
Il renforça le pas, le regard dardé tout autour de lui. L'odeur du sang avait fini par s'estomper, mais le lugubre des environs demeurait toujours. Il n'y avait rien de bien passionnant à déambuler ici, juste qu'ils avaient été envoyés patrouiller, casser du mort-vivant et, si possible, dénicher des ressources que l'on ne trouvait que trop bien ici, dans ce lieu absolument infesté par les rôdeurs. Le fait d'avoir été assigné à son plus bel ennemi, soit dit en passant, celui sur lequel il veillait comme un trophée plus que précieux, ne l'enchantait guère et arrivait même à l'enrager, à le faire bouillir comme une marmite sur le point de déborder. Il ne supportait définitivement pas sa présence ─ il l'exécrait tout comme il la préservait encore et encore, au fil des jours qui passent et qui les menacent toujours un peu plus de les emporter. Lui-même établissait des prétextes ridicules, et ça l'embêtait. Il se vengerait de ça.

J'en sais rien, répondit-il à la question murmurée par son compagnon, ignorant au passage son affront. Il paierait plus tard pour ça : dès lors, ils avaient autre chose à faire. Plus vite ils s'exécuteraient, plus vite ils se barreraient d'ici. J'sais pas où on va, mais si tu trouves des fruits, des pièces ou même des corps humanoïdes, ils ont dit qu'on devait s'y intéresser.

À ces mots, il s'éloigna sans attendre son collègue, une pelle nonchalante sur l'épaule. Ils finiraient bien par trouver, si leur sens de l'observation daignait se montrer coopératif. C'était des bourrins au combat, eux, pas des randonneurs nés pour loucher sur des arbres et s'amuser à cultiver des patates.
Il soupira, agacé. Avec un peu de chance, ils dénicheraient quelque chose d'intéressant.

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MessageSujet: Re: dear silly boy + sunhyun   27.01.16 18:33



TENUE
Comment en est-il arrivé là ? C’est la question qu’il se pose chaque jour en se levant, chaque soir en se couchant. Comment le monde a-t-il pu tourner ainsi en si peu de temps, quelques années tout au plus ? Cette apocalypse qu’on imaginait autrefois comme un vulgaire divertissement, un scénario de film, bien vendeur, capable d’engrangé des millions. Les gens avaient goûts pour cette horreur, et à présent qu’une poignée de survivant la vive, tout semble bien moins facile que dans la fiction. Et pourtant si fidèle. Avec aucune garantie de fin heureuse. D’une certaine manière, il ne compte pas attendre l’épilogue de ce cauchemar, alors la manière dont ça se terminera l’importe peu. Encore faudrait-il qu’il sache se débarrasser de ce pitbull qui lui sert de compagnon. Sun Hyun ne parvient pas à comprendre l’intérêt de Chaelin à le garder en vie. Après tout, ils ne se sont jamais appréciés. Il reconnaît bien volontiers y être pour quelque chose, s’il cessait de jouer avec lui à ce mortel cache-cache, il aurait plus d’une fois pu parvenir à s’ouvrir les veines sans être dérangé. Le jeune homme soupire, resserrant ses doigts encore fébriles après son combat autour du métal froid et poisseux de son arme.

« J'en sais rien, j'sais pas où on va, mais si tu trouves des fruits, des pièces ou même des corps humanoïdes, ils ont dit qu'on devait s'y intéresser. »

Sur ces mots, le garçon accélère le pas, ses cheveux clairs mouchetés de sang luisants d’un éclat sombre. Las, Sun Hyun ne se donne pas la peine de suivre le rythme, il se contente de ne pas perdre de vue son collègue, gardant les yeux obstinément levés vers les branches au dessus de leur tête. Elles sont désespérément immobiles, et si l’on y prête bien attention, tout semble figé ici, comme si la vie s’était retirée devant la progression de cette mort omniprésente. Pourtant, ce n’est pas à ça que songe le garçon. Il s’imagine nouer des nœuds serrés autour du bois épais, et se laisser asphyxier dans le secret émeraude de la forêt. Il reste imperméable aux sons et aux ombres de la forêt, ignorant le bon sens de rester sur ses gardes. Peu lui importe qu’un de ces morts-vivants puisse le prendre à la gorge à n’importe quel moment. Quant à ces ressources dont parle Chaelin, il n’y accord pas plus d’intérêt, c’est à peine s’il se penche pour récupérer un petit bout de ferraille rouillée qu’il juge aussitôt inutile. Le bras mou, il parvient tout juste à le lancer assez loin pour qu’il vienne percuter le crâne de son camarade.

« Je suis surpris, ça sonne moins creux que je ne l’aurais pensé. » Lance-t-il en le rattrapant pour lui tapoter l’épaule. « Si tu trouves un truc préviens moi. Surtout si ça coupe. »

Il n’en peut plus. De cette compagnie sans intérêt, sans conversation, de cette boue humide qui lui mord les chevilles, de laquelle semble pouvoir sortir à tout moment une main osseuse et froide. Il en a marre de ce silence trop pesant, du sang qui lui colle à la peau, qui coule dans ses yeux, sur ses mains. Il est las de cette peur permanant qui agite son cœur, des tremblements convulsif qui agite ses membres. Cette journée est décidément bien trop pourrie pour mériter d’être vécue.

« Tu préfèrerais pas qu’on rentre ? »


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